Les sans « nationalité française » fixes

Acquérir la nationalité française peut se révéler être un vrai parcours du combattant. Vous avez le choix entre poser un acte de bravoure au profit de la population française (Exemple : Lassana Bathily au supermarché casher) ou suivre des règles strictes édictées par le Code civil français.
Ne vous croyez pas au bout de vos peines quand vous obtenez le précieux sésame, car vous pouvez aussi la perdre ou en être déchu sous certaines conditions.

Le préalable à la déchéance de la nationalité française

Il faut d’abord ne pas être Français de souche. Eh oui, ne sont déchus de la nationalité française que ceux qui viennent d’ailleurs et l’ont acquise en vertu de la loi (faveur ???) française.

Notification d'obtention de la nationalité française - Modifiée par Mawulolo

Notification d’obtention de la nationalité française – Modifiée par Mawulolo

Les actes pouvant induire la déchéance

Voici ce que dit la loi française dans l’article 25 du Code civil français .

L’individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d’État, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride :

1° S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ;

2° S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal ;

3° S’il est condamné pour s’être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ;

4° S’il s’est livré au profit d’un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France.

En français facile on dira : « Lorsque vous venez d’ailleurs et que vous avez bénéficié de la nationalité française, évitez de devenir terroriste, coupable de haute trahison, d’espionnage ou d’actes préjudiciables à la France commis au profit d’un État étranger. »

Image : histoire-commune.blogspot.com

Image : histoire-commune.blogspot.com

Pour exemples concrets, évitez de devenir des « Amedy Coulibaly » ou des « frères Kouachi ». Ne soyez pas membres ou sympathisants de Boko Haram* ou de l’État islamique. Ne vous aventurez pas à vouloir attaquer des ambassades françaises à l’étranger ou des édifices historiques situés en France. Si cela vous vient à l’esprit d’attenter à la vie de Français, repensez-y par deux fois. Mon frère, si on t’a fait cadeau de la nationalité française là, tu n’es pas encore au bout de tes peines hein… La lutte ne fait que commencer donc si tu t’amuses à vouloir voyager vers la Syrie ou l’Afghanistan, sache bien ce que tu vas y faire. Si pour aller te laisser pousser la barbe ou apprendre à porter des turbans ou bien manier une kalachnikov, la déchéance t’attend à ton retour.

La tactique de contournement serait-elle de renier sa nationalité d’origine dès qu’on a acquis celle de la France ? La loi dit qu’il ne faut pas faire d’un individu un apatride, n’est-ce pas ?
Ne le croyez surtout pas car en matière de droit, il y a forcément un moyen pour arriver à ses fins.

Pour tout vous dire, je suis parfaitement d’accord avec la déchéance, car on dit chez moi « Quand tu es orphelin et que tu vis chez ta tante ou ton oncle, tu te dois d’accepter toutes les conditions qu’on t’impose ».
Vous ne me direz pas que vous ne saviez pas. Soyez donc sages et respectez bien les lois de la France que nul parmi vous n’est sensé ignorer.

Un homme (venu d’ailleurs et devenu français) prévenu en vaut deux. Sinon vous ne serez que des tirailleurs comme vos grands-pères. Hé oui, vous auriez tiré ailleurs pour rien.

Pour mes chers frères africains surtout (je sais que d’autres aussi le font), sachez aussi que vous ne devez pas dissimuler votre polygamie au moment d’acquérir la nationalité française. Sinon cela peut amener aussi à son retrait. Vaut mieux avoir des maitresses avec enfants que des femmes légitimes. D’ailleurs si elles étaient légitimes, les auriez-vous cachées ?

En attendant qu’une association comme « les restos du cœur »** s’occupe de vous comme des sans domicile fixe (SDF), vous restez des sans-nationalités françaises fixes (SNFF).

* Boko Haram : secte islamiste sévissant en Afrique de l'Ouest
**les restos du cœur : association française d'aide aux démunis (sans-abris et gens de la rue notamment)

À propos de l'auteur

Mawulolo

Travaillant dans le domaine des TICs (Ingénieur Informaticien) dans un organisme international africain, il me semble au fil des ans que je deviens accro à l'écriture et à la communication. Que ce soit sous forme d'articles ou de commentaires sur le web, de présentation radio ou de spectacle, je m'y sens de plus en plus comme un poisson dans l'eau. Je suis un africain né sur le continent noir et y vivant. J'aime traiter de politique, de société et aussi de sport. Au delà, la gestion de programme Jeunesse est mon dada. A ce titre, je suis le gestionnaire actuel des projets "Jeunesse" d'une communauté regroupant 35 associations, venant de 24 pays, réparties en Europe, en Afrique, en Amérique latine, dans l'Océan indien et dans le Pacifique

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2 Commentaires

  1. Même munis de la nationalité les immigrés ont du mal à être vus comme des français à part entière. D’où leur mal être. Les conditions de déchéance n’exonèrent pas les français dits de souche mais elles frappent plus souvent les immigrés. En tout cas quand on a la chance d’obtenir la nationalité il faut savoir se ranger. Bien écrit.

  2. Billet très instructif. Pour ma part, j’ai une opinion très précise sur la chose, mais il est certain que les français (de souche) ont le droit de faire ce qu’ils estiment nécessaire pour leur bien-être. Croire qu’un bout de papier fera de soi un français « vrai vrai » au yeux d’un français de souche, c’est une douce illusion que beaucoup se font. 🙂

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