Accueil d’immigrés et de réfugiés : faire du bien peut se retourner contre soi

Les derniers 24 heures en Australie nous ont tenus en haleine. Un scénario digne des séries « 24 heures chrono » ou encore « Homeland » s’est soldé par la mort de 3 personnes dont le preneur d’otage, un iranien d’origine.

Le preneur d’otage en question est un iranien, Man Haron Monis, qui s’est réfugié en Australie depuis seize ans. En lui accordant l’asile, je suis sûr que l’Australie n’avait jamais imaginé que cela se retournerait contre elle d’une façon sanglante.

Ce qui m’amène à me demander s’il faut toujours accueillir tous les immigrants ou tous les réfugiés au risque qu’un jour ils ne vous mettent en danger.

Man Haron Monis, auteur de la prise d'otage de Syndney - Photo : Reuters TV

Man Haron Monis, auteur de la prise d’otage de Syndney – Photo Reuters TV

La vie de ce réfugié a été une menace permanente pour la société australienne. Je me demande pourquoi il n’a pas été mis en prison avec tous ces faits. Moi je trouve les occidentaux trop gentils avec leurs affaires de liberté sous caution ou sous contrôle. Le forcené avait plusieurs affaires devant les tribunaux : harcèlement sexuel, assassinat de son ex-femme. Sur son site web il a affiché son extrémisme religieux et son soutien à l’organisation État Islamique.
Il aurait fallu que l’État australien le surveille plus que ça et le meilleur endroit aurait été une prison. Son instabilité mentale était un fait reconnu, pourtant il n’était pas dans un asile.
Les résultats sont là aujourd’hui avec la perte de vies humaines. En mettant sa banderole avec « il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète », il a oublié certainement d’ajouter « Et Allah ne permet pas qu’on ôte la vie à son prochain ».
J’espère vivement que Man Haron Monis n’a pas eu le temps d’endoctriner quelques jeunes fragiles qui vont perpétuer sa cause et son fameux combat.

Je crois qu’ici l’adage qui dit « un bienfait n’est jamais perdu » a trouvé son antithèse.

  • Même l’Afrique en souffre

Je suivais un reportage titré « Tanger, fin de parcours » sur France24 au Maroc. Il y était question de la cohabitation parfois tendue entre les habitants de la ville et les migrants, installés dans le pays avec comme premier objectif trouver une pirogue pour passer la Méditerranée ou arriver à franchir les grillages de Ceuta ou Melilla vers l’eldorado européen.

© AFP - Des migrants subsahariens dans le centre d'accueil de Melilla

Des migrants subsahariens dans le centre d’accueil de Melilla – Photo AFP

Mieux encore ils sèment le désordre partout où ils sont.
Je n’excuse pas le comportement xénophobe de certains Marocains envers les migrants noirs mais je suis désolé de dire que, parfois, certains de mes frères noirs le méritent bien. Ils squattent des appartements de force et ne veulent plus en sortir quand on le leur prête gratuitement pour un court temps.
Il n’est pas rare de trouver des africains ayant raté leur projet d’immigration se transformer en voleurs et/ou dealers de tout acabit dans leur pays maghrébin d’accueil.

Comment peut-on réclamer qu’on respecte ses droits quand on est prêt soi-même à prendre une pirogue pour traverser l’océan ?
Comment peut-on réclamer qu’on respecte nos droits si nous-mêmes nous sommes capables de risquer notre vie en montant sur des grillages barbelées hautes de 7 mètres ?
Comment pouvons-nous réclamer le respect de nos droits lorsqu’on peut aller vivre dans la forêt dans un pays qui n’est pas le nôtre ?

Le Front national et la droite française ont encore beaucoup de raisons valables pour lutter contre l’immigration et ce n’est pas de leurs fautes puisque les immigrés eux-mêmes donnent le bâton avec lequel on les frappe.
Accueillir des immigrés ou des réfugiés doit être un véritable processus sélectif et rigoureux. Cela doit être fait sans complaisance pour que le bien qu’on veut faire ne se retourne contre soi.

 

À propos de l'auteur

Mawulolo

Travaillant dans le domaine des TICs (Ingénieur Informaticien) dans un organisme international africain, il me semble au fil des ans que je deviens accro à l'écriture et à la communication. Que ce soit sous forme d'articles ou de commentaires sur le web, de présentation radio ou de spectacle, je m'y sens de plus en plus comme un poisson dans l'eau. Je suis un africain né sur le continent noir et y vivant. J'aime traiter de politique, de société et aussi de sport. Au delà, la gestion de programme Jeunesse est mon dada. A ce titre, je suis le gestionnaire actuel des projets "Jeunesse" d'une communauté regroupant 35 associations, venant de 24 pays, réparties en Europe, en Afrique, en Amérique latine, dans l'Océan indien et dans le Pacifique

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1 Commentaire

  1. Le monde serait-il en train de basculer?
    Les prises d’otages, les attentats, les enlèvement et les massacres en groupe deviennent de plus en plus récurrents. Ce qui exaspère le plus, c’est l’exclusivité du profil des auteurs: Ils sont presque ( je dis presque pour garder une mince marge d’erreur) des islamistes.
    Même des musulmans sont horrifiés devant certains de ces crimes. Ils sont horrifiés, ils s’en indignent mais réagissent-t-ils pour autant?
    L’acte barbare d’un réfugié devenu extrémiste et met en danger son pays d’accueil est tout à fait exceptionnel. « On ne remercie pas ceux qui t’accueillent par le dos de la main ».
    Seulement, Mawulolo, il se pourrait que ce réfugié soit juste le coté visible de l’iceberg.
    Vu le nombre d’années qu’il a passé dans ce pays, ce qu’il serait devenu est en partie imputable à à son hôte.
    Tous les jeunes, de quelque pays qu’ils soient, immigrés ou réfugiés ou non, courent un danger, celui de se muer en « défenseur des droits de Dieu ». Il est du devoir des Etats de revoir bien de choses.
    L’extrémisme est une tentacule qui se déploie et embrigade. Seuls les états courageux qui prendront la juste mesure pourront, à terme, changer le cours des événements, si le temps leur laisse une marge de manœuvre.
    Revenons à nos frères qui partent envahir les autres avec la ferme idée en tête de rentrer  » dans le paradis » blanc.
    Ceux ci n’ont aucune excuse à mettre en avant. Il y a une semaine, j’ai visionné une vidéo qui mettant au prise un noir et deux policiers blancs. Ils le bousculaient et la scène était très saisissante. Comment peut-on accepter quitter son pays pour se faire ainsi traiter? Bien de questions ont traversé mes pensées.
    Jusqu’ici, je me demande comment certains en sont arrivés à ce point de non retour.

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