Dire ou ne pas dire http://mawulolo.mondoblog.org Dire est un verbe d'action, ne pas dire est un verbe d'état... Tue, 23 Apr 2019 17:56:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.13 #Mondochallenge – Le Mojito, l’alcool préféré des mondoblogueurs http://mawulolo.mondoblog.org/2019/04/23/mondochallenge-mojito-lalcool-prefere-mondoblogueurs/ http://mawulolo.mondoblog.org/2019/04/23/mondochallenge-mojito-lalcool-prefere-mondoblogueurs/#respond Tue, 23 Apr 2019 17:46:46 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2293 Selon l’accent que veut adopter le barman ou la serveuse que vous croiserez, vous entendrez dire de « Morito », « Mohito » ou « Mojito ». Même sur les cartes de cocktails, les manières de l’écrire peuvent différer d’un endroit à un autre. Mais ce [...]

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Selon l’accent que veut adopter le barman ou la serveuse que vous croiserez, vous entendrez dire de « Morito », « Mohito » ou « Mojito ». Même sur les cartes de cocktails, les manières de l’écrire peuvent différer d’un endroit à un autre. Mais ce qui est sûr, il s’agit du même cocktail.

Il me semble être le plus célèbre cocktail du monde. Et il l’est aussi dans le cercle des mondoblogueuses et mondoblogueurs.

Un Mojito et un laptop - Crédit photo : picjumbo.com (Image libre)

Un cocktail Mojito – Crédit photo : picjumbo.com (Image libre)

Le cocktail « Mojito » est cubain d’origine et à la base est toujours alcoolisé. Sa version « sans alcool » s’appelle justement « Virgin Mojito » pour montrer qu’il lui manque une certaine virilité. N’y voyez aucun machisme mais plutôt un corollaire de l’effet que peut avoir l’alcool, surtout le rhum cubain.

Il en existe diverses variétés dont celle à la fraise ou encore à la mangue. Par endroit, on peut voir des barmen innover avec des versions diverses. De base, il vous faut du rhum blanc, des feuilles de menthe, du sucre, du citron vert et de l’eau gazeuse. Chaque bar y va selon sa technique et veut créer son originalité. Mais il est reconnu que la recette d’origine doit comporter : 6 cl de rhum cubain, 7 feuilles de menthe, du sucre de canne ou de la cassonade, des tranches de citron, des cubes de glaçons ou de la glace pilée selon les goûts.

Le début de l’histoire du « Mondo Mojito »

Ils, plutôt elles, ont beau crier « Ce qui s’est passé à Tana reste à Tana » mais que nenni, l’affaire du Mojito de Tana a été éventée. Lors de la formation Mondoblog de 2016 à Antananarivo, la capitale de la Grande Île, Madagascar, les mondoblogueurs avaient pour habitude d’échanger autour d’un pot après les séances de formation.

Un soir dans leur promenade nocturne, ils tombèrent sur un snack appelé le Mojo. Et il y avait une grande soirée de publicité sur le Mojito. Des divers témoignages recueillis, le « Mojito » était tellement bon que les amateurs n’ont eu aucune difficulté à faire de nouveaux adhérents au « Mojito fan’s club ».

C’est donc là que le goût commun pour le « Mojito » s’est affirmé. Si ceux qui se définissent comme de nouveaux fans de ce cocktail vous disent qu’ils y ont été entraînés, à leur corps défendant, ne les croyez surtout pas. Je vous assure que cet esprit « Mojito » sommeillait déjà en eux et n’attendait qu’un catalyseur. Et Tana a joué ce rôle. Sacrée MondoTana.

Le plus intéressant est que la gente féminine était très fortement représentée dans ce lot de consommateurs de Tana. Et mieux, « Mojito » est bien devenu un code entre certaines mondoblogueuses que je m’abstiens de citer. Elles ont même monté la « Mondogang » qui a pour boisson de référence, le Mojito.

 Mojito un jour, Mojito toujours

Il est courant de voir sur les diverses plateformes regroupant des mondoblogueurs des photos de cocktails Mojito circuler. Il s’agit souvent d’une dégustation solitaire ou en groupe. Et souvent lorsqu’ils se rencontrent dans un des pays où ils sont, le Mojito coule à flot. Il est admis que les non consommateurs absolus d’alcool prennent le Mojito en sa version « virgin ».

Il ne manque plus qu’un séjour organisé à Cuba, la terre du Mojito, pour que soit délivré à Mondoblog le titre de fan’s club officiel de cette boisson. A défaut, on pourrait faire une tournée au MojitoLab, un bar parisien spécialisé en Mojito. Ils ont plus d’une dizaine de variétés de ladite boisson.

La seul vraie concurrente du « Mojito » dans le cercle des Mondoblogueuses et Mondoblogueurs reste et demeure la bière. Au Cameroun et au Gabon, deux pays où la bière est reine, cela se vérifie bien.

Mais je ne puis finir sans vous rassurer que la consommation de Mojito est toujours modérée chez les Mondoblogueuses et Mondoblogueurs. Ceux qui s’apprêtaient à mettre en commentaire « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé », ce n’est donc plus la peine de le faire.
Merci

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Dakar : quand retentit ta sonnerie http://mawulolo.mondoblog.org/2019/03/18/dakar-retentit-sonnerie/ http://mawulolo.mondoblog.org/2019/03/18/dakar-retentit-sonnerie/#comments Mon, 18 Mar 2019 10:43:59 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2274 A Dakar, quand la sonnerie de la porte de votre domicile résonne, il ne s’agit pas seulement de visiteurs connus. Je peux même dire souvent, ce sont des inconnus très spéciaux. Et cela vous révèle un vrai pan de la vie sociale et sociologique du Sénégal.

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A Dakar, quand la sonnerie de la porte de votre domicile résonne, il ne s’agit pas seulement de visiteurs connus. Je peux même dire souvent, ce sont des inconnus très spéciaux. Et cela vous révèle un vrai pan de la vie sociale et sociologique du Sénégal.

Sonnerie - Image de cocoparisienne sur Pixabay

Sonnerie – Image libre de cocoparisienne sur Pixabay

A Dakar, quel que soit le quartier où vous vivez, plusieurs catégories de personnes peuvent sonner à votre portail. Même si vous avez un agent de sécurité devant le domicile, cela ne manquera pas.  Quelquefois lui-même peut venir vous appeler pour répondre à ces visiteurs inattendus.

Dans ce billet, je ne vais pas évoquer les mendiants normaux de Dakar ou les agents des société de prestation comme la Senelec (Société nationale d’électricité), la Sonatel (Société Nationale des Télécommunications) ou la SDE (Société Nationale des Eaux).

Je vous présente ces visiteurs que j’ai souvent accueillis à ma devanture. Et je vous assure, ici, il vaut mieux le faire avec le sourire. C’est toute votre vie sociale dans votre quartier qui peut en dépendre. Et préparez votre dictionnaire Wolof car vous en aurez besoin.

Les jeunes du quartier pour l’« ataya » et les « navétanes »

Deux raisons principales peuvent les amener à sonner à votre porte.

Ils sont en petits groupes dans votre rue et ont besoin d’un peu d’argent pour faire du thé. Le fameux ataya sénégalais. Sans hésitation, ils peuvent venir sonner chez vous et vous exposer leur problème. « Sama grand, nakayi tey ? (Mon grand, et la journée ?) Nous voulons asséter (acheter) du sucre quoi, c’est pour le thé. » Il vous parle en vous tendant directement la main pour vous saluer. Oui, au Sénégal, ne pas se donner la main quand on se salue est un signe de manque de respect. En fin de billet, vous pourrez apprécier le clip « Ataya » du groupe Positive Black Soul. Il date des années 90.

La deuxième raison ce sont les navétanes (championnat de football se jouant pendant les vacances). L’équipe du quartier, généralement appelée ASC (Association Sportive et Culturelle) envoie ses émissaires solliciter un appui financier des riverains. L’approche est la même que ceux qui veulent faire du ataya. C’est juste le motif qui change.

Lorsque vous accédez à leur demande, ils vous remercient et sollicitent les bénédictions divines pour vous et votre famille. Les mots habituels « Dieuredieuf grand. Na la Yalla na fèye » (Merci grand, que Dieu te le rende). Même quand vous dites que vous n’avez rien à leur donner, il vous remercie en disant « grawoul » ou « amoul problème quoi, nio far » (pas de problème, nous sommes ensemble). Et ils promettent de revenir vous voir en cas de besoin. Et y rajoutent le mot incontournable au Sénégal. Ce mot est : « inchallah » (Si Dieu le veut).

Les enfants pour le «  ndeweneul »

Le « ndeweneul » est une forme de vœu pour que vous soyez encore en vie et en bonne santé jusqu’à l’année prochaine. Il est sous-entendu que le remerciement au don qui porte ce nom est une prière pour une nouvelle année heureuse pour vous.

Pendant les périodes de fêtes (Tabaski, Pâques, Noël notamment), les enfants s’organisent en cohorte pour solliciter de petits cadeaux, de maison en maison. Ils sonnent alors chez vous et demande le « ndéweneul ». Généralement, ici au Sénégal, toutes les fêtes religieuses sont célébrées par tous, sans distinction entre musulmans et chrétiens. Et tous ces jours sont d’ailleurs fériés, ce qui montre la laïcité du pays de la Téranga.

A ces enfants, faites juste de petits cadeaux sans vous offusquer.

L’envoyé de la mosquée

Celui-ci est généralement une personne âgée et c’est un homme. Souvent, il vous montre une liste de tous les dons déjà reçus dans le quartier. Vous y voyez des noms ou des anonymes. Si vous n’avez pas d’argent à donner, il peut vous faire promettre pour un jour et une heure donnés. Et je vous assure, il le respectera. En période de Ramadan (jeûne musulman), c’est une demande spéciale pour le « sukkeroukor » (sucre du jeûne) pour le « ndogou » (rupture du jeûne). Et en temps normal, c’est pour des travaux à la mosquée ou les personnes nécessiteuses qui sollicitent la mosquée.

L’approche est tellement bien appliquée qu’il est souvent assez difficile de refuser d’aider.

Les chercheurs d’emploi

Une troisième catégorie de personne ce sont les chercheurs d’emploi. Plutôt des chercheuses.

Ce sont généralement des groupes de jeunes filles à la recherche d’emploi. Elles se proposent pour s’occuper du ménage, de la cuisine ou de la lessive. Pour la lessive, elles vont se dire « lingères ». Aussi vous demandent-elles  souvent, après que vous ayez ouvert le portail, « Bougoulène diank ? » (Voulez-vous une servante ?).

Pendant les vacances scolaires, le phénomène s’amplifie car beaucoup d’étudiantes ou d’écolières de la ville ou venues des zones rurales s’y mettent aussi.

Au Sénégal, la vie est assez simple si vous la prenez du bon côté. Pour maintenir des rapports cordiaux avec votre voisinage, il est bien de contribuer de temps en temps à la préparation du ataya. Il ne sert à rien d’éviter tout le quartier en se mettant à l’écart. Depuis mon enfance, mes parents ont bien pris soin de m’apprendre que notre première famille demeure le voisinage. Cette leçon est bien valable partout dans le monde.

Par Roger Mawulolo (facebook) (twitter)

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#MondoChallenge : mon top 10 des solutions pour l’égalité femme-homme http://mawulolo.mondoblog.org/2019/03/05/8-mars-top-10-solutions-legalite-femme-homme/ http://mawulolo.mondoblog.org/2019/03/05/8-mars-top-10-solutions-legalite-femme-homme/#respond Tue, 05 Mar 2019 18:04:40 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2257 Je vous propose un menu de dix propositions pour l'égalité femme-homme légèrement commentées. Puisque nous savons tous que l’humain (femme ou homme) est le seul qui puisse agir ou implémenter des solutions, mes propositions vont s’adresser à des personnes que je désignerai par « tu » ou « vous ». A vous de voir si vous êtes concerné(e)s.

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Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes et souvent l’occasion pour beaucoup de ressortir la panoplie des revendications ou des recommandations visant à rétablir un tant soit peu l’égalité des genres.
Ce sujet, qui est d’une importance notable, requiert que l’on propose des solutions bien conçues. Ces solutions doivent être des objectifs SMART comme on dit en gestion de projet. Oui, arriver à l’égalité homme-femme est tout un projet.

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CP : Marc Nozell via Flickr CC BY 2.0

Les propositions de solutions pour l’égalité femme-homme peuvent varier selon le milieu et les temps. La raison est simple : les causes de cette inégalité constatée ne sont pas les mêmes que l’on soit sur des régions, des continents ou des pays différents. Déjà que dans un même pays, les réalités divergent.
Je vous propose donc un menu de 10 solutions, une sorte de dix commandements, légèrement commentées. Puisque nous savons tous que l’humain (femme ou homme) est le seul qui puisse agir ou implémenter des solutions, mes propositions vont s’adresser à des personnes que je désignerai par « tu » ou « vous ». A vous de voir si vous êtes concerné(e)s. Vous pourriez aussi voir les solutions qui vous semblent réalistes ou acceptables pour vous, même si ce que je dis n’engage que moi-même.

Solution 1 : de la formation sur l’égalité des genres, tu organiseras

La semaine dernière, une de mes amies, qui est médecin (je ne peux pas dire médecine 😀 ), a écrit sur son mur Facebook qu’elle a reçu, en consultation, un couple. La femme ne répondait à aucune des questions et c’est l’homme qui le faisait à sa place. Pourtant c’était elle qui était souffrante. C’est spécifique à leur ethnie que l’homme prenne toujours les devants. Devant les commentaires de mon amie scandalisée, certains internautes lui ont demandé si la dame même n’était pas consentante. Et c’est là où tout le problème se pose : la prise de conscience de sa situation de dominé ou de dominant. Et en agissant dessus, on peut rétablir un équilibre ou une égalité. Il faut donc une prise de conscience des acteurs de l’inégalité : les femmes et les hommes.

Des politiques de formation des enfants, des jeunes, des femmes, des groupes et des associations de jeunes doivent être élaborées sur la question du genre. Cette formation doit aussi s’adresser aux spécialistes des médias qui pourraient être des relais efficaces auprès des populations.

Les thématiques à traiter concerneront l’égalité des droits, le leadership féminin notamment.

Solution 2 : l’écriture inclusive, tu promouvras

L’écriture inclusive ou épicène est permet de ne plus considérer que parce qu’il y a ne serait-ce qu’un seul homme parmi des femmes on peut tout mettre au masculin pluriel pour signifier le groupe. Elle touche aussi les fonctions qui ont des appellations exclusivement masculines et qui sont pourtant exercées par des femmes aussi.

Les défenseurs de cette forme d’écriture ne croient pas en la neutralité des mots masculins et y voient une forme de sexisme. Sa mise en œuvre n’est pas encore totalement maitrisée mais le programme avance.

Une anecdote : il y a un cantique célèbre dont le refrain est « blanc, plus blanc que neige… » et depuis un certain temps, j’entends les femmes chanter à tue-tête « blanche, plus blanche que neige… » ; je me suis dit que l’écriture inclusive est arrivée même dans les églises.

Solution 3 : l’inclusion financière des femmes, tu impulseras

À l’échelle mondiale, les femmes sont 7 % moins susceptibles d’avoir accès à des services de transactions financières simples. Les couches les plus pauvres sont les plus touchées. Les femmes vivant avec moins de deux dollars par jour sont en moyenne 28 % moins à même d’avoir un compte en banque que les hommes. Il existe même des pays où la femme a besoin de l’autorisation de son mari pour ouvrir un compte en banque. Ceci est une forme d’inégalité femme-homme à laquelle il faut remédier.

Plusieurs structures financières nationales ou internationales comme la Banque mondiale, l’Alliance pour la finance inclusive (AFI) ou encore la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) déploient des stratégies pour réduire cette inégalité. Pour notre part, nous devons aussi lutter pour enrayer les freins sociaux qui n’encouragent pas les femmes à aller vers l’indépendance financière, à accéder aux services bancaires et autres. Cette inclusion financière des femmes boostera automatiquement l’entrepreneuriat féminin.

Solution 4 : l’accès à la technologie, tu simplifieras pour les femmes

L’inégalité des genres est aussi visible dans le domaine des technologies de l’information, surtout dans les pays en développement. Là, selon la GSM Association, 200 millions de femmes de moins que les hommes n’ont pas de téléphone portable. Et cette disparité se répercute sur l’utilisation d’Internet.

De nos jours, les difficultés d’accès à l’information ou aux divers services numériques sont considérées comme une discrimination. Il convient de développer des stratégies spécifiques pour faciliter l’accès des femmes aux nouvelles technologies de l’information. Les programmes du style « une fille scolarisée, un ordinateur » doivent être vulgarisés.

Solution 5 : des femmes prêtresses, pasteures ou imams, tu accepteras

Dans l’Eglise catholique, par exemple, les femmes ne peuvent être prêtres et dans certaines églises protestantes, elles ne peuvent être pasteures. Dans l’Islam, il n’est pas accepté d’avoir des femmes imams. Mais je crois que dans beaucoup de couvents animistes africains, il y a des prêtresses. Dieu déteste-t-il les femmes ? Non.

Si ces pratiques avaient été adoptées dans le temps, c’était peut-être pour des raisons sociales spécifiques. De nos jours, ces blocages doivent être levés pour que la femme soit réhabilitée dans ce qui est son droit dans la pratique religieuse.

Femme sénégalaise mâchant un cure-dent - Crédit photo : Toon van Dijk sur flickr.com

Femme sénégalaise mâchant un cure-dent – Crédit photo : Toon van Dijk sur flickr.com

Solution 6 : de sa dot et de son mariage, vous discuterez

Dans beaucoup de pays, d’ethnies, de cultures, la femme ne peut décider seule de son mariage ou de la constitution de la dot qui la concerne. Des fois, elle n’a même pas son mot à dire. Ce sont les hommes ou les familles qui décident à sa place. Même lorsqu’elle n’est pas encore majeure, on peut la marier comme on veut et à qui on veut sans son avis.

Les populations doivent être sensibilisées à ce sujet pour que la femme ne soit plus un objet de marchandage entre des parents véreux.

Solution 7 : les lois et codes, sur le sujet, tu feras connaître

Dans beaucoup de pays, des lois et des codes civils ou matrimoniaux existent et confèrent des droits aux femmes. Mais force est de constater que beaucoup les ignorent. Il conviendrait de faire connaître ces textes et surtout les conséquences de les enfreindre. Cela réduirait certainement les actes qui conduisent à des inégalités de traitement entre les hommes et les femmes.

Au Sénégal, par exemple, l’article 111 du code de la famille indique que la femme ne peut se marier qu’à plus de 16 ans. Pourtant, les mariages précoces sont encore légion dans le pays. Et beaucoup de pays africains sont encore dans la même situation. Souvent les personnes concernées sont ignorantes de cette disposition pourtant en vigueur.

Solution 8: de l’homme, tu ne feras pas un ennemi

Souvent, lorsque l’on parle de l’égalité des genres, beaucoup pensent que les hommes ne peuvent pas faire partie de la solution car ils sont vus comme la cause des inégalités. Ceci est une grave erreur. Les hommes doivent être impliqués à tous les niveaux concernant la thématique de l’égalité des genres.

Là où l’on recherche exclusivement des activistes féminins et féministes que l’on appelle desfois « femmes d’influence », on pourrait peut-être former des paires d’activistes du genre. Cette paire sera un duo composé d’un homme et d’une femme pour faire des campagnes de sensibilisation sur le sujet. J’ai beaucoup apprécié la campagne « He for She » initiée depuis quelques années.

Solution 9 : l’excision, tu banniras

Il y a pratiquement un mois, le 6 février, était célébrée la journée internationale de la « Tolérance zéro » à l’égard des mutilations génitales féminines. Cette journée a été instaurée depuis 2003. Même si le phénomène semble en recul, les chiffres actuels font encore froid dans le dos, lorsqu’on imagine ce qu’une femme peut ressentir lorsque la lame passe sur la partie dont on l’ampute. Cette question de mutilation porte atteinte à l’autonomisation de la femme. Les conséquences psychologiques et physiologiques en font une source d’inégalités.

Ce qui peut étonner certains est le fait que ce problème n’est pas seulement africain. Même en Asie et en Europe, le phénomène est constaté.

Il urge de trouver des voies et moyens pour stopper ce phénomène abominable que rien ne saurait justifier. On ne le voit pas souvent mais ce fléau est aussi la raison de certaines migrations, des réfugiées fuyant l’excision à l’intérieur d’un même pays ou vers l’extérieur.

Solution 10 : de la discrimination positive, tu n’abuseras pas

Je discutais avec une amie qui m’a affirmé qu’elle est foncièrement contre la discrimination positive en faveur des femmes, surtout quand il s’agit de candidatures pour un emploi. Selon elle, si à compétences égales, on sélectionne toujours les femmes, beaucoup auront tendance à sous-estimer la gent féminine. Et aussi la femme elle-même peut se sous-estimer. Elle aurait préféré voir une femme gagner sa place pas parce qu’elle est femme mais plutôt parce qu’elle aura été la meilleure. Sinon, pour elle, la discrimination positive est une cooptation qui ne dit pas son nom.

Me référant à cette réflexion que je partage partiellement, je me dis qu’il faut utiliser la discrimination positive avec parcimonie.

Il y a évidemment beaucoup d’autres propositions qui pouvaient être faites. Pour ma part, j’en ai retenu les 10 que je vous ai livrées. Les femmes autant que les hommes ont leur partition à jouer dans le projet d’aboutir à l’égalité femme-homme.

Par Roger Mawulolo (facebook) (twitter)

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Les déclarations d’amour d’avant les réseaux sociaux http://mawulolo.mondoblog.org/2019/02/13/les-declarations-d-amour-d-avant-reseaux-sociaux/ http://mawulolo.mondoblog.org/2019/02/13/les-declarations-d-amour-d-avant-reseaux-sociaux/#comments Wed, 13 Feb 2019 10:03:09 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2241 Avant, il fallait une bonne dose de courage pour entamer les premières approches. Comme nous le disions, il fallait un courage indien et une détermination allemande pour enclencher les premiers feux. Oui, les feux de l’amour…

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De nos jours, déclarer son amour à une personne du sexe opposé est devenue une action banale. Grâce aux réseaux sociaux, l’approche est devenue vraiment trop facile. Mais ça, c’est maintenant. Avant les années 2000, ça n’était pas du tout aisé. D’ailleurs l’année dernière, à la même période, je vous parlais des rendez-vous galants d’avant les réseaux sociaux. Déclarer sa flamme était tout un art, qui mérite d’être traité avec respect, surtout en cette période de Saint-Valentin.

Ne voyez surtout pas ici les confessions d’un ancien mauvais garçon. Non ! Moi, je veux juste partager avec vous les résultats de mes observations.

Lettre d'amour - Image libre : www.pixabay.com

Lettre d’amour – Image libre : www.pixabay.com

De nos jours, il suffit d’envoyer à la personne convoitée une demande d’ami sur l’une des nombreuses applications disponibles sur les réseaux sociaux et d’attendre la réponse. On peut aussi piquer son numéro dans un groupe Whatsapp où il/elle se trouve. Et le tour est joué pour la suite.

Snapchat, Messenger, Instagram et que sais-je encore ont vite fait de prendre la place du courage dont un garçon ou une fille devait se doter pour déclarer sa flamme. Même LinkedIn, réputé être un réseau social professionnel, est utilisé par certains pour approcher celle ou celui qui fait battre leur cœur ou vibrer leur corps.

Avant, il fallait une bonne dose de courage pour entamer les premières approches. Comme nous le disions, il fallait un courage indien et une détermination allemande pour enclencher les premiers feux. Oui, les feux de l’amour…

Les moments dont je veux prétendre parler sont ceux d’avant le foisonnement même des chaînes privées de télévision et de radio. Ces chaînes qui ont précédé les réseaux sociaux en Afrique ont aussi beaucoup changé la donne de l’expression des sentiments. A ces moments, nous n’avions pour médias que les chaînes nationales de radio et de télévision. Les seuls téléphones disponibles étaient les fixes et ce n’était pas donné à tout le monde d’en avoir un.

D’abord, se former

Oui, il fallait se former à l’art de la drague. Il n’y avait pas d’école pour cela. Mais cela passait par les discussions avec les plus âgé(e)s. Pour nous les garçons, c’était un peu plus facile d’en discuter avec nos grands frères. Chacun donnait sa recette mais d’autres étaient dans le secret absolu. Selon moi, les meilleures conseillères étaient les filles plus âgées. Elles donnaient des astuces pour savoir aborder et servaient parfois d’intermédiaires.

Pour mieux comprendre les filles, nous nous cachions pour lire ce qu’elles lisaient pour y puiser l’inspiration. Il ne fallait pas qu’un vrai garçon soit vu avec cette lecture destinée aux filles 😀 . Les diverses séries (blanche, passion, azur…) de la collection « Harlequin » nous donnaient de bonnes pistes. Nous lisions aussi les romans-photos. Les collections « Nous-deux », « Intimité », « Lancio Lucky », « Charme », « Étoile d’amour » et autres faisaient notre bonheur. Les acteurs comme Marina Santi, Ornella Pacelli, Alberto Di Stefano, Simona Pelei, Adriano Celentano, Danilo Verde, Chris Olsen et Gordon Gray n’avaient plus de secrets pour nous. Même le style d’habillement pouvait être copié. Certains garçons tentaient d’appliquer à la lettre ce qu’ils y lisaient mais moi je préférais essayer d’africaniser les approches. Il faut préciser que les mères faisaient une guerre farouche à ce genre de lecture. Elles trouvaient que cela dépravait leurs filles.

Ceux qui voulaient « paraître plus homme » que les autres se cherchaient des méthodes à la « Malko », le personnage principal des livres de la collection « SAS » de Gérard de Villiers. Si vous voulez savoir ce qu’il fait pour aboutir aux croupes callipyges et aux bas-jarretelles, vous pouvez lire les livres en question.

Les lettres d’amour utilisées par les garçons

Il fallait d’abord trouver le papier, puis rédiger la lettre et la remettre à la destinataire.

Le type de papier à utiliser n’était pas facile à trouver même dans les librairies. Avec nos bourses peu fournies, nous options pour le papier A4 ou des feuilles de bloc-notes. Trouver un papier de couleur avec de jolis motifs n’était pas aisé. Les feuilles mobiles, quant à elles, nous semblaient trop ordinaires pour le but sacré qui était à atteindre. En désespoir de cause, nous nous contentions des feuilles de cahier. Mais nous prenions soin de bien les sortir du cahier pour éviter que les agrafes n’y laissent des trous béants.

Après, il fallait s’occuper du fond de la lettre. Les plus heureux étaient ceux qui avaient la rédaction facile. Il ne fallait surtout pas faire trop de fautes, surtout si celle qui est visée faisait partie des meilleures élèves de la classe. Un poème bien imaginé ou recopié d’un livre pouvait faire effet. Il fallait passer pour un gars original. La langue anglaise pouvait servir. Quelques paroles de « Nothing gonna change my love for you » de Glenn Medeiros pouvaient faire mouche (voir vidéo en fin de billet).

Après tout cela, il faut pouvoir faire parvenir la lettre. Si on a un ami de confiance assez courageux, on l’utilisait comme émissaire, ou encore une cousine ou une petite sœur. Sinon on pouvait s’arranger pour glisser la lettre dans le casier ou un des cahiers de la convoitée pendant la récréation. On peut aussi lui emprunter un livre et y glisser la lettre avant de le lui rendre.

C’était rare de voir une fille prendre les devants avec une lettre d’amour. Mais cela n’était pas impossible. Moi, j’ai joué de malchance en novembre 1992. Une fille m’a promis, elle-même et de vive voix, une lettre. C’était un vendredi. Mais le lundi suivant, il n’y avait pas de cours car ce qu’on appelle au Togo la grève générale illimitée a débuté et a duré plus d’un an. L’année scolaire fut blanche. Je partis au Ghana et ne revins à mon collège que 2 ans après.

Le cahier d’amitiés (d’amour) pour les filles

Souvent ce sont les filles qui en disposaient. Dans la plupart des cas, ils étaient remplis par leurs amies. Il s’agissait de donner, sur des pages d’un cahier, ses petits noms, ses citations favorites, ses couleurs préférées, ses vraies amies et autres. Le tout accompagné de petits dessins qui équivalent un peu les smileys d’aujourd’hui. On peut y ajouter des photos si on en a et aussi recopier un texte d’une chanson préférée. L’imagination et l’inspiration sont libres.

S’il arrivait qu’une fille vous sollicite, vous un garçon, pour remplir son cahier d’amitiés, cela indiquait qu’il y avait une petite étincelle. Si elle vous donne son cahier directement, cela pouvait indiquer une technique d’approche pour créer le lien. Et ça ce sont les plus courageuses qui le faisaient. Nous pouvions encore croire que c’était juste de l’amitié. Mais quand elle vous envoie son cahier d’amitié par une intermédiaire, là c’est sûr qu’il y a quelque chose. De toute façon, nous nous disions que de l’amitié à l’amour, il n’y a que quelques pas. Nous étions aux anges quand nous avions nos noms mentionnés dans le cahier d’une fille comme amis préférés.

Certains garçons disposaient quand même en cachette d’un cahier d’amitiés. Nous nous moquions d’eux lorsque nous le savions. Nous les traitions de « masculins faibles ». En lisant cela, ne vous dites surtout pas que les Africains sont éduqués pour être macho. C’était juste des conceptions d’adolescents en matière d’amour.

La parole et les gestes pour tout le monde

A part les supports que constituaient la lettre ou le cahier d’amitié, la parole était à l’usage de tous. Et là, il fallait avoir les bons mots pour surtout introduire. Une introduction ratée pouvait faire tomber à l’eau tous nos plans.

La bonne vieille technique était de prétendre reconnaître la personne quelque part. Elle est maintenant désuète pour certains mais reste toujours de mise. Il fallait juste dire « Heu… Mademoiselle j’ai l’impression de vous avoir déjà vue quelque part… » La suite dépendait alors de la réponse qu’elle vous servait.

Les filles étaient plus subtiles et n’attaquaient presque jamais de front. Elles avaient plutôt tendance à trouver un moyen indirect de familiarisation avec le garçon convoité. Même si elles pouvaient laisser percevoir leurs sentiments, elles s’arrangeaient toujours pour que ce soit les garçons qui introduisent véritablement la drague. Elles pouvaient aussi passer par ses amies pour faire savoir. C’était presque toujours indirect. Mais je ne dis pas qu’il n’y avait pas de courageuses. Certains pouvaient prendre le taureau par les cornes pour s’adresser directement à l’élu de leurs cœurs et déclarer leur amour.

Pour cet aspect, nous essayions de lire des documents pour connaître les gestes qui pouvaient montrer qu’une fille vous aimait ou du moins vous appréciait. La vie n’était pas facile.

Tout ce que j’ai dit peut paraître assez anodin, mais imaginez avec moi quel a été le sentiment d’un de mes camarades de classe lorsqu’une fille est allé le dénoncer à la surveillance générale de notre collège pour lui avoir écrit une lettre d’amour. Mieux, la dénonciation a, après, été portée à notre connaissance en plein cours avec une punition pour le garçon. A la récréation, tout le collège était au courant. C’était donc vraiment des affaires importantes.

Bonne fête de Saint-Valentin à vous qui n’avez plus besoin de tous ces subterfuges pour vous trouver un(e) amoureux(se).

Par Roger Mawulolo (facebook) (twitter)

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Vous avez dit bars ? http://mawulolo.mondoblog.org/2019/02/06/vous-avez-dit-bars/ http://mawulolo.mondoblog.org/2019/02/06/vous-avez-dit-bars/#comments Wed, 06 Feb 2019 13:15:15 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2223 Dans ce pays où il fait vraiment froid, il m’était indispensable de me trouver un bon petit coin pour me réchauffer de manière éthylique. Et sur les panneaux indicatifs, je ne cherchai qu’un mot : « bar ». Lorsqu’enfin à la Gare du Nord, je vis ce mot de loin sur un panneau, je me dis intérieurement et sans lire la suite, « Alhamdoulilah ». Mais que ne fut ma surprise lorsque je me retrouvai en face de l’entrée.

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Dans ce pays où il fait vraiment froid, il m’était indispensable de me trouver un bon petit coin pour me réchauffer de manière éthylique. Et sur les panneaux indicatifs, je ne cherchai qu’un mot : « bar ». Lorsqu’enfin à la Gare du Nord, je vis ce mot de loin sur un panneau, je me dis intérieurement et sans lire la suite, « Alhamdoulilah » (expression courante, au Sénégal, pour exprimer une satisfaction ou un soulagement). Mais que ne fut ma surprise lorsque je me retrouvai en face de l’entrée. Il était écrit « Beauty Bar ». C’était moins le nom qui m’avait surpris que le reste des inscriptions. Dans mon pays, le Togo, « Beauty Bar » est un nom convenable pour un vrai bar. Mais ici, on traitait toute autre chose que les envies éthyliques. Une vraie usurpation d’identité. Bienvenue à Paris.

La façade du bar à ongles et cils de la Gare du Nord (Paris) - Photo : Roger Mawulolo

La façade du bar à ongles et cils de la Gare du Nord (Paris) – Photo : Roger Mawulolo

D’habitude quand vous entendez le mot « bar », trois significations vous viennent normalement à l’esprit. Soit le poisson, soit l’unité de mesure de la pression atmosphérique. Mais le plus souvent, on pense à un « débit de boissons ». Au Cameroun, le pays où la bière demeure le liquide le plus précieux, des bars sont même nommés « Facebook » ou « Whatsapp » car ils sont de véritables réseaux sociaux.

Après mon aventure de la Gare du Nord à Paris, j’ai fait des recherches et découvert tout un lot de bars. Des bars de types nouveaux.

Depuis quelques années au Japon, à Taiwan, en Europe, aux Etats-Unis mais aussi en Afrique, on voit de nouveaux types de bars. On pourrait y trouver de la boisson mais elle n’y est plus le sujet principal d’activité. Je vous parle de 7 types qui ont retenu mon attention, entre autres.

Les bars à ongles

Vous avez besoin de vous faire faire rapidement les ongles, vous pouvez vous rendre dans un bar à ongles. Vous pourriez y trouver un long comptoir comme dans un vrai bar et là les stylistes ongulaires s’occupent de vous ou plutôt de vos ongles. De la pédicure et de la manucure en passant par la pose d’ongles artificiels, vous avez tous les soins classiques du domaine. Même la pose de vernis fait partie des activités de ce bar.

En plus de tous ces services, certains bars à ongles sont aussi des instituts de formation de professionnels en stylisme ongulaire. Ah oui, il faut mettre les grands concepts sur les métiers. Comme on dit en Nouchi, « qui va se négliger ? ». Pour des défilés de mode, vous pouvez même avoir recours à leurs services de consultant.

Les bars à ongles peuvent être couplés avec un bar à boissons.

Les bars à sourcils

Quand vous aurez fini de vous faire les ongles, les mains et les pieds et que vous penserez à vous arranger les cils et les sourcils, ne vous inquiétez pas. Les bars existent aussi pour cela.

Souvent ces bars se définissent comme des paradis du regard. Leur mission est de mettre en valeur vos sourcils et cils. Vous aurez tellement un nouveau regard que des regards nouveaux vous remarqueront dès que vous en sortirez. Ils proposent des épilations, la pigmentation et autres traitements à vos sourcils.

Les divers traitements proposés sont définis comme des menus et les noms varient selon les inspirations des tenanciers du bar où vous êtes. Pour se donner un nom en phase avec le temps, ils se font appeler les stylistes du regard.

Les bars à sourire

Vous n’avez encore rien vu si vous croyez que les ongles et les sourcils seuls ont leur bar. Bienvenue au bar à sourire.

Ici, des traitements de blanchiment des dents sont proposés avec des produits chimiques évidemment. Si on vous dit que le traitement est bio, n’en croyez rien jusqu’à preuve du contraire (si contraire il y a). Si vous avez les moyens de vérifier les qualifications du personnel chargé du blanchiment de vos dents, je vous prie de les utiliser pour vous rassurer. Sinon sachez que toutes les dents de la terre ne sont pas forcément blanches.

Les propriétaires des bars à sourire ont souvent maille à partir avec les dentistes. Ces derniers leur reprochent leur manque de maîtrise des dosages et concentrations de produits à utiliser. Et de mon avis, ce n’est pas juste parce que les chirurgiens-dentistes craignent cette concurrence. Même s’ils la jugent déloyale.

Les bars à lèvres

De jolis sourcils oui… De jolies dents bien blanches oui… mais cela seulement ne suffit pas pour accrocher tout le monde. Il vous manque certainement les jolies lèvres pour accompagner tout ça. Vous avez alors les bars à lèvres.

Ces bars proposent divers traitements pour que vos lèvres ne soient plus comme avant. Vous les voulez plus larges ou plus minces, un tatouage avec effet 3D peut vous être fait. Vous voilà avec de nouveaux contours dessinés pour vos lèvres. Les jugez-vous trop ténues ? L’on peut leur donner du volume avec le plump (repulpeur de lèvres). Vous n’aurez plus rien à envier à Angelina Jolie.

Les bars à chats

Vous sentez-vous stressé(e) après une âpre journée ? Aimez-vous les chats ?

La solution est la « ronronthérapie » dans un bar à chats. Il s’agit de siroter un jus, un mojito ou toute autre boisson dans un local rempli de chats. Vous pouvez les porter, les caresser ou tout simplement les admirer du regard. C’est selon votre goût. Né au Japon et à Taiwan sous le nom de « neko café », le concept s’est vite exporté en Europe et aux Etats-Unis.

Les chats sont bien stérilisés et vaccinés et les clients sont aussi tenus d’observer une stricte hygiène. Ces félins sont souvent issus de refuges ou cédés par des propriétaires qui ne peuvent plus s’en occuper. Il existe même des hôtels à chats.

Ce que je vais dire peut sembler cruel aux défenseurs des animaux mais qu’ils me pardonnent. Ce genre de bars ne pourrait pas exister dans certains pays. Je vous assure qu’ils seront braqués ou cambriolés. Pas pour l’argent mais pour les chats qui seront emportés pour être revendus ou consommés. Oui, il y a beaucoup qui raffolent de la viande de chat et ne s’en privent pas.

Je peux aussi conclure cette partie en disant que Dakar, là où je vis, est un grand bar à chats à ciel ouvert.

Un chat sur le bar - Photo libre : flickr - https://www.flickr.com/photos/tvbrt/4656852349

Un chat sur le bar – Photo libre : flickr – https://www.flickr.com/photos/tvbrt/4656852349

Les bars à bulles

Si les chats ne vous conviennent pas pour la détente, vous avez les bars à bulles. Les buveurs penseront qu’il s’agit d’un bar à champagne. Que nenni.

Il s’agit de s’installer par terre et de s’entourer de boules ou encore de sauter et de s’allonger dans des boules de différentes couleurs. Avec des amis vous pouvez même vous en lancer pour vous détendre. A côté, vous aurez de quoi boire ou manger.

Bar à oxygène

Ce n’est pas loin du masque à oxygène que l’on met aux malades souffrant d’insuffisance respiratoire. Ici vous êtes en bonne santé mais faites le choix d’aller respirer de bonnes bouffées d’oxygène pur. Cela vaut peut-être le coup si l’on voit le niveau de pollution de l’air de nos villes. Votre oxygène peut être même agrémenté avec différentes senteurs provenant d’huiles essentielles qui sont souvent dites bio. Avec la légalisation de la cocaïne ou de la marijuana sous certains cieux, j’imagine aisément qu’on peut tout respirer. (Je dis ça, je dis rien, comme disent les jeunes 😀 )

Voilà, vous savez maintenant que les boissons n’ont plus l’apanage de définir à elles seules les bars. Bien d’autres concepts ont émergé et font fureur auprès des consommateurs. Il existe aussi des bars à fruits, des bars à chicha, des bar-tabacs et des bars à jeux mais eux je les ai trouvé trop ordinaires pour en parler.

On aura tout vu dans ce monde et je dirai même qu’on n’a encore rien vu. Dans tous les cas, quand vous voudrez désormais boire un coup, ne vous fiez plus seulement au mot « bar ».

Par Roger Mawulolo (facebook) (twitter)

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Emiliano Sala et les acteurs du football partis dans les cieux http://mawulolo.mondoblog.org/2019/02/01/emiliano-sala-acteurs-football-partis-dans-les-cieux/ http://mawulolo.mondoblog.org/2019/02/01/emiliano-sala-acteurs-football-partis-dans-les-cieux/#comments Fri, 01 Feb 2019 08:54:18 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2212 Quand le vol Air France AF 019 à bord duquel j’étais a pris son envol, j’ai pensé à Emiliano Sala et à tous les autres qui sont partis par les airs. Lorsque l’on dit qu’un footballeur s’élève dans les airs, [...]

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Quand le vol Air France AF 019 à bord duquel j’étais a pris son envol, j’ai pensé à Emiliano Sala et à tous les autres qui sont partis par les airs.
Lorsque l’on dit qu’un footballeur s’élève dans les airs, c’est généralement parce qu’il doit essayer un coup de tête. Mais ça c’est sur la pelouse. Dans les vrais airs, il y en a qui y sont allés et ils ne sont plus revenus. La dernière victime des airs, disons-le ainsi, est l’Argentin Emiliano Sala, le guerrier de la Beaujoire.

Abdul Majeed Waris célébrant un but du FN Nantes avec un tee-shirt à l'effigie de Sala / Photo AFP prise sur www.rfi.fr

Abdul Majeed Waris célébrant un but du FC Nantes avec un tee-shirt à l’effigie de Sala / Photo AFP prise sur www.rfi.fr

Pour nous les africains, la conception des décès par accident est assez particulière. Autrefois, et même encore aujourd’hui, ce genre de décès est considéré comme une malédiction, comme si cela n’était pas une mort honorable. Les victimes de cette mort accidentelle étaient toujours enterrées hors du village. Chez les Ewés (mon ethnie, que vous trouverez au Togo et au Ghana), on parle de zogbéku (décès à l’étranger ou décès sauvage ou encore décès tragique). Le pire, c’est lorsque l’on ne retrouve même pas la dépouille pour faire le deuil.

Emiliano Sala, un joueur que j’affectionne, est donc mort d’un « zogbéku ». Et bien avant lui, d’autres acteurs du football sont décédés dans les mêmes conditions : dans les airs ou dans les cieux même si les chutes ont été dans l’océan ou sur la terre ferme.

Ici, je vais vous parler des quatre cas que j’ai toujours en tête. Evidemment, il y en a eu d’autres…

Emiliano Sala, le disparu de la Manche, en 2019

De la joie à la tristesse doit avoir été le sentiment de la famille Sala, le 22 janvier 2019. Attaquant du FC Nantes, Emiliano Sala venait de réaliser son rêve de rejoindre la Premier League en signant un contrat avec Cardiff.

Après être venu dire au-revoir à ses désormais ex-coéquipiers, Emiliano Sala,  l’attaquant décrit comme peu esthète, n’arrivera donc jamais en Angleterre. L’avion qui l’y amenait n’arrivera jamais à destination. A ce jour, les dépouilles (de Sala et du pilote) n’ont pas été retrouvées. Seuls des débris de l’appareil ont échoués sur une plage en France.

Vichai Srivaddhanaprabha et son hélicoptère, en 2018

Cette fois-ci, ce n’est plus un avion et l’océan qui sont en cause mais un hélicoptère et la terre ferme. Le 27 octobre 2018, après un match du championnat anglais entre son équipe Leicester City et celle de West Ham, le Président Vichai Srivaddhanaprabha ne retrouvera plus la terre ferme. En tout cas pas vivant.

Son hélicoptère qui avait décollé de la pelouse du stade s’est écrasé quelques minutes après, sur le parking du stade. Aucun survivant au crash.

L’équipe brésilienne de Chapecoense dans les collines de Medellin, en 2016

En route pour la finale aller de la Copa SudAmericana (équivalent de la Ligue des champions de l’Amérique du Sud), l’avion de l’équipe brésilienne de Chopecoense a fait un crash dans les collines ,non loin de Medellin, en Colombie. Au total 71 morts et 6 survivants. C’était le 28 novembre 2016. Les enquêtes ont conclu à un crash dû à une panne sèche. Manque de carburant dans un avion alors que l’on n’est pas sur terre. Une très grande bêtise qui a coûté la vie à de nombreux joueurs.

La Zambie au large de Libreville, en 1993

L’équipe nationale de football de la Zambie a arboré plusieurs appellations au cours de son histoire, cette équipe est un véritable phœnix. A un moment dénommée les « Kenneth Kaunda Eleven »(les onze Kenneth Kaunda*), l’équipe est ensuite devenue « Mighty Zambia » avant d’être « les Chipolopolo », le nom qu’on leur connait de nos jours.

Le 27 avril 1993, l’avion qui les amenait vers le Sénégal (pour jouer un match éliminatoire de la Coupe du Monde 1994) a échoué au large de Libreville (Gabon). A l’époque, mes amis et moi même, amoureux du football avions été très tristes mais nous étions un peu soulagés de savoir que notre joueur préféré, Kalusha Bwalya, avait été retardé par un match à livrer par son club d’alors, en Belgique. Il était donc le miraculé.  Et figurez vous qu’en 2012, cette équipe est revenue au Gabon et cette fois-ci, elle y a remporté la Coupe d’Afrique des Nations. Le pays au large duquel le crash avait décimé l’équipe en 1993 est devenue la terre de leur succès continental. Bizarre non?

Nous, Africains, avions dit que les esprits des disparus zambiens de l’océan étaient présents pour aider l’équipe à gagner.

Pour finir…

La mort trouble toujours, même quand on s’y attend. Alors quand cela survient lorsqu’on s’y attend le moins, le choc est encore plus dur à encaisser. Pour Sala surtout, je me demande -et certainement vous aussi – comment peut-on mourir en étant aussi près de s’enrichir un peu plus, de réaliser son rêve et en étant si jeune et en bonne santé. Mais ça, nous ne le saurons jamais. Et c’est peut-être cela qui fait le charme de notre vie : la partie que nous ne maîtrisons pas, malgré tous les progrès de la science…

Certainement une occasion pour nous de savoir que les hommes et femmes que nous sommes, ne maîtriserons jamais tout de notre vie, et encore moins de notre mort. Nous pouvons envisager et préparer l’avenir, c’est sûr, mais il restera toujours cette inconnue de l’équation qui nous échappera toujours.

Je comprends dès lors l’expression qui dit qu’il faut vivre comme si on allait mourir demain.

Par Roger Mawulolo [facebook] [twitter]

* Kenneth Kaunda était le Président de la Zambie à l’époque, et l’équipe avait son nom !

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Dakar : la vie autour du centre de dépôt des demandes de visas Schengen http://mawulolo.mondoblog.org/2019/01/14/dakar-la-vie-autour-du-centre-de-depot-des-demandes-de-visas-schengen/ http://mawulolo.mondoblog.org/2019/01/14/dakar-la-vie-autour-du-centre-de-depot-des-demandes-de-visas-schengen/#respond Mon, 14 Jan 2019 08:34:25 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2188 La gestion des dépôts de demandes de visas Schengen est une affaire lucrative. Et pas seulement pour ceux qu’on imagine le plus facilement. Un petit tour au centre de dépôt de visas de Dakar sis à Ouakam, un des quartiers [...]

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La gestion des dépôts de demandes de visas Schengen est une affaire lucrative. Et pas seulement pour ceux qu’on imagine le plus facilement. Un petit tour au centre de dépôt de visas de Dakar sis à Ouakam, un des quartiers de la ville, permet de s’en rendre compte. Autour des lieux s’est développé un véritable pôle économique et social avec des acteurs aussi divers qu’insoupçonnés.

Image d'une partie de passeport montrant un visa schengen - Photo et retouche : Roger Mawulolo

Visa Schengen et cachets d’aéroports dans un passeport – Photo et retouche : Roger Mawulolo

Au Sénégal, la gestion des dépôts de demandes de visas pour la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et certains autres pays européens ne se fait plus directement dans les consulats. Ce pan du processus est externalisé et confié à la société dénommée « VFS Global ». Cette dernière se charge de la collecte des divers dossiers ainsi que des éléments biométriques des demandeurs. Après tout cela, elle envoie les données recueillies vers les consulats qui gardent toutes leurs prérogatives pour refuser ou accorder les visas.

A Dakar, ce centre se situe actuellement à Ouakam. Une visite sur les lieux permet de constater que l’endroit est devenu un véritable pôle économique et social. La vie de tous les jours autour de ce centre est rythmée par des parties prenantes diverses et parfois insoupçonnées.

Les courtiers

Avec le développement des technologies, une grande partie du processus précédant le dépôt physique des dossiers de visa se fait en ligne par internet. Ceux qui sont à l’aise avec les outils numériques font donc leurs saisies et prise de rendez-vous en ligne par leurs propres soins. Par contre, les illettrés ainsi que les personnes peu habituées se font aider par d’autres. Des courtiers se sont donc spécialisés dans cette aide aux demandeurs de visa.

Ils sont présents aux abords du centre dès les premières heures et ont mis en place un véritable dispositif permettant de détecter les personnes hésitantes. Après cette détection et une approche suivie de discussion, ils vous proposent leurs services. Cela va de la saisie des informations sur le site internet de France-Visas jusqu’à la prise de rendez-vous sur celui de VFS. Certains demandeurs font tout le processus en ligne et omettent d’imprimer les documents sanctionnant cette saisie. Ils sont alors renvoyés à l’équipe de réception pour complément de documents. Ceci fait l’affaire des courtiers qui les récupèrent pour les aider à finaliser l’opération d’impression. Les plus naïfs refont tout le processus de saisie.

Les courtiers se font rémunérer à des taux qui varient selon la naïveté du « client ». Les illettrés et analphabètes font souvent partie de leurs clients. On dispose même des courtiers de courtiers. Les tarifs évoluent donc proportionnellement au degré d’intermédiation.

Les vendeurs de café et de nourriture

Comme dans tous les lieux où il y a du monde, à Dakar, les alentours du centre de dépôt de visa ont leurs vendeurs de nourriture et de café. Des tangana à l’air libre. Je n’y suis pas resté jusqu’à l’heure du déjeuner pour savoir s’il y a du tiep.

Pour la nourriture, l’inévitable vendeur de pain avec omelette et petits pois est bien sûr présent. Les sandwichs au Sénégal contiennent toujours des frites et aucun ne déroge à la règle. Le ketchup et la moutarde sont au choix.

Pour le café, j’ai remarqué deux vendeurs. L’un fait son café à base de Nescafé et pour l’autre il s’agit du café Touba. Les prix variant de 50 à 100 francs CFA.

Ce qui est frappant, c’est que ces vendeurs peuvent rapidement se muer en intermédiaires entre vous et les courtiers dès que vous osez exposer un problème lié à la démarche d’obtention du visa.

Bien qu’eux-mêmes n’aient jamais entrepris la démarche, ils parlent de toutes les étapes à suivre

avec une certitude qui vous déconcerte.

Demandeurs de visa devant le centre de dépôt de Dakar - Photo et retouches : Roger Mawulolo

Demandeurs de visa devant le centre de dépôt de Dakar – Photo et retouches : Roger Mawulolo

Le kiosque multitâches

Le centre de réception des demandes de visa dispose lui-même d’une agence de voyage pouvant vous délivrer des attestations de réservation de billets d’avion ou de chambres d’hôtels et aussi des assurances-voyages. Vous pouvez aussi y avoir des photocopies et des photos d’identité. A l’extérieur du centre, un petit kiosque offre les mêmes services. Du traitement, en passant par les photocopies et les photos, sans oublier les réservations ainsi que la prise de rendez-vous ou le remplissage du formulaire de demande de visa, tout y est disponible. Ils vous le font en conformité avec les critères exigés par le Consulat de France.

Lorsque le dossier d’un candidat au visa est incomplet, cela fait le bonheur du propriétaire du kiosque. Il procure au candidat tous les documents manquants à des tarifs bien fixes. Mais entre le portail du centre de dépôt et le kiosque, le candidat peu avisé peut se retrouver dans les mains des courtiers. Eux mettront donc leur marge en sus du tarif du kiosque.

Les laveurs de voiture et gardiens de parking

Ils sont inévitables à Dakar. Tous les parkings publics, voire certains parkings privés, sont devenus leurs lieux de travail. Ils s’approprient même les espaces libres et les transforment en parkings payants. Le centre de dépôt des demandes de visas n’échappe pas à la règle. Ainsi, ils fixent des tarifs pour le stationnement ainsi que pour laver les véhicules des personnes qui y viennent. Ces laveurs et gardiens de parking peuvent, eux aussi, tout vous dire sur les démarches de visa avec des anecdotes invraisemblables.

Celui qui m’a le plus épaté est un homme assez âgé. Selon l’idée qu’il se fait de vous, il change de « titre ». Il a quatre casquettes : laveur de voitures, gardien de parking, courtier mais aussi mendiant.

Si vous arrivez en voiture, il vous fait de grands gestes pour vous indiquer où vous garer et prend soin de vous préciser le tarif, avec ou sans lavage. S’il vous voit assez sûr de vous, de par vos gestes et regards, il n’ajoute rien. Mais s’il vous voit hésitant ou lançant des regards interrogateurs, il vous demande si vous voulez déposer une demande de visa. Et votre réponse guidera la suite de vos discussions. Si au finish, il n’obtient pas d’argent par ses propositions de services, il se mue en mendiant et vous demandes de l’aider à se nourrir ou à s’acheter des médicaments. Il peut même vous montrer des ordonnances prescrites pour lui-même ou des membres de sa famille. Evidemment ces ordonnances sont factices.

Je ne peux finir sans oublier de préciser que les proximités du centre sont devenus de vrais arrêts de bus. Un lieu de stationnement privilégié pour les taxis, « car rapides » et autres « clandos » (taxis clandestins, roulant sans autorisation d’exercer dans le transport) ou « Ndiaga Ndiaye » en quête de clients.

Au total, les demandes de visas Schengen n’enrichissent pas que les consulats et leurs prestataires. Au Sénégal, nous savons toujours tirer parti, surtout financièrement, de toutes les situations qui s’offrent à nous.

Par Roger Mawulolo (facebook) (twitter)

 

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Chocotogo, le chocolat togolais http://mawulolo.mondoblog.org/2018/12/28/chocotogo-chocolat-togolais/ http://mawulolo.mondoblog.org/2018/12/28/chocotogo-chocolat-togolais/#respond Fri, 28 Dec 2018 17:02:15 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2178 Désormais le Togo a son chocolat. Fabriqué par de jeunes entrepreneurs togolais, il s'appelle Chocotogo. Un chocolat naturel et sans additif chimique.

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Par le biais des réseaux sociaux, j’ai découvert que mon pays le Togo produit du chocolat. Je devrais plutôt dire que des jeunes togolais produisent du chocolat au Togo. J’ai donc patienté d’avoir l’occasion de les acheter et goûter, lors d’un voyage au pays. Je ne fus pas déçu et je me suis dit qu’il fallait que je me renseigne sur les producteurs et que j’en parle. Ce chocolat produit au Togo s’appelle « Chocotogo » et est produit par une jeune entreprise éponyme.

Ne vous inquiétez pas car ils ne m’ont pas payé pour ce billet.

Les chocolats Chocotogo - Photo : Roger Mawulolo

Les chocolats Chocotogo – Photo : Roger Mawulolo

Pour produire du chocolat, il faut bien évidemment du cacao. Et le Togo en produit depuis les années d’avant son indépendance en 1960. Pourtant, il a fallu attendre 2014 pour voir des jeunes entrepreneurs se lancer réellement dans la production du chocolat au Togo.

Le cacao est principalement cultivé dans la zone de Kpalimé, une ville située à 120 kilomètres au Nord-Ouest de Lomé. C’est une région aux terres très fertiles. Quand les oiseaux y mangent des fruits et en font tomber les grains au sol, les arbres fruitiers repoussent tous seuls. La région des Plateaux où se situe la ville de Kpalimé est tout aussi fertile.

Le cacao faisait partie des produits d’exportation qui enrichissaient le pays. Une société d’Etat existait même pour s’occuper spécialement de la filière. Elle s’appelait la SRCC (Société pour la Rénovation de la Caféière et de la Cacaoyères togolaises). En plus d’elle, il y avait l’OPAT (Office des Produits Agricoles du Togo) qui était chargé de la commercialisation. C’était au temps de la révolution verte où l’agriculture était déclarée prioritaire. Ces deux sociétés d’Etat n’existent plus, de nos jours, et pour cause. Mais cela n’est pas le sujet.

Revenons donc au chocolat togolais « Chocotogo »

L’histoire de Chocotogo

Choco Togo a lancé ses activités en mars 2014. Mais tout a commencé un an plus tôt. A l’issue d’un projet de formation de jeunes en entrepreneuriat agricole dénommé FYSIC (Fair Young Sustainable and Inclusive Cooperative), 6 jeunes togolais et un encadreur ont été sélectionnés pour une formation pratique en Italie (à Modica en Sicile). Sur place, ils ont été rejoints par 18 autres jeunes venus de la Côte d’Ivoire, de la République Tchèque et du pays hôte. Le projet était financé par l’Union européenne.

A Modica, les jeunes ont reçu une formation pratique en fabrication traditionnelle du chocolat, en tourisme responsable, en commerce équitable et en  e-commerce.

Durant leur formation, les jeunes ont bien compris que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Aussi ont-ils entrepris à leur retour, de se lancer dans des recherches et expériences pour trouver, concevoir et mettre en œuvre la meilleure technique de fabrication du chocolat et surtout celle qui sera adaptée à leur contexte. Pour mieux appréhender toute la chaîne de fabrication, ils ont aussi effectué des séjours d’études et réalisé un documentaire dans les fermes villageoises de cacao.

Etiquette du chocolat chocotogo - Photo : Roger Mawulolo

Etiquette du chocolat chocotogo – Photo : Roger Mawulolo

La fabrication de « chocotogo »

Du choix des fèves jusqu’à l’obtention du chocolat, un processus artisanal a été mis en place,  préservant ainsi toutes les vertus naturelles du cacao. Ce qui n’est pas le cas, des gros producteurs mondiaux qui utilisent des additifs, des huiles et des arômes chimiques. Ici l’arôme naturel du chocolat est garanti et préservé.

Les fèves de cacao utilisées par Chocotogo sont certifiées biologiques et équitables.

La pâte de cacao, le sucre roux et des ingrédients locaux tels que l’arachide, le gingembre, la noix de coco utilisés confèrent au chocolat « Chocotogo » toute son originalité en terme de goût et de saveur.

Plusieurs gammes de Chocotogo (avec divers poids) existent :

  • chocolats « nature » (à 85%, 70%, 60% et 50% de cacao)
  • chocolats noirs (à l’arachide, au gingembre et à la noix de coco avec une teneur de 55% en cacao)
  • Des pâtes de cacao
  • Des fèves de cacao torréfiées
  • De la pâte à tartiner AZINTO

Des coffrets cadeau personnalisés de chocolats peuvent aussi vous être conçus et livrés par Chocotogo.

Les retombées pour la région

La proximité de l’unité de fabrication avec les zones de culture du cacao permet une grande réduction des coûts notamment de transport. Ce qui permet à la jeune entreprise de mieux rémunérer les planteurs qui l’approvisionnent.

Chocotogo crée de l’emploi dans les zones d’où il tire sa matière première, le cacao. Le traitement et le décorticage des fèves sont confiés aux femmes de la zone. Le taux de chômage s’en trouve réduit. Ce qui constitue un facteur de création de richesse ainsi que d’amélioration des conditions de vie des familles. Ce qui n’est pas rien dans ces zones rurales qui sont souvent pauvres et délaissées par les programmes étatiques.

Aujourd’hui, Chocotogo emploie une cinquantaine de femmes à Kpalimé où se trouve son siège et 12 jeunes à Lomé sur son second site de production.

Toutes ces actions et efforts ont valu à Chocotogo d’être récompensé par plusieurs prix : le 2éme prix d’innovation du Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (SIALO), le  1er prix d’innovation des jeunes entrepreneurs agroalimentaire de Terra Madre (SLOW FOOD) en Italie et le 1er prix du meilleur projet entrepreneurial du Forum des jeunes entrepreneurs au Togo en 2015 et le 2ème prix de la catégorie Agriculture-Agribusiness du Concours « Francophonie 35<35 » en 2016.

Vous savez donc ce qui vous reste à faire si vous voulez manger du chocolat togolais.

J’espère, pour les jeunes entrepreneurs de Chocotogo, qu’ils auront de l’appui de l’Etat togolais ou d’autres structures. Avec cela, peut-être qu’ils vont conquérir le monde et que pendant les fêtes de fin d’année, ils concurrenceront Lindt, Ferrero et compagnie.

Il est permis de rêver, n’est-ce pas ? En tout cas, c’est mon rêve pour eux.

Par Roger Mawulolo (facebook) (twitter)

 

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Sénégal : escapade sur la lagune de la Somone http://mawulolo.mondoblog.org/2018/12/13/senegal-escapade-lagune-de-somone/ http://mawulolo.mondoblog.org/2018/12/13/senegal-escapade-lagune-de-somone/#respond Thu, 13 Dec 2018 08:45:59 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2164 Au Sénégal, il n’y a pas que de jolies femmes, ni seulement l’Île de Gorée, la réserve de Bandia ou le parc de Djoudj, il y a aussi la lagune de la Somone. Une promenade imprévue sur ce plan d’eau [...]

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Au Sénégal, il n’y a pas que de jolies femmes, ni seulement l’Île de Gorée, la réserve de Bandia ou le parc de Djoudj, il y a aussi la lagune de la Somone. Une promenade imprévue sur ce plan d’eau connecté à l’océan m’en a fait découvrir la beauté et la splendeur. Montez avec moi dans le gualgui (pirogue en wolof) et faisons un petit tour…

Des oiseaux sur la lagune de la Somone - Photo : Roger Mawulolo

Des oiseaux sur la lagune de la Somone – Photo : Roger Mawulolo

Par un dimanche ensoleillé, avec quelques amis, nous sommes montés dans la pirogue pilotée par Alimou Ba, un jeune guide de la Somone. Je ne savais pas encore ce que j’allais découvrir, j’avais donc beaucoup hésité… J’avoue qu’au retour, je n’ai pas du tout regretté d’avoir fait ce circuit !

Je voudrais vous offrir ici le récit de cette escapade lagunaire :

Lagune et océan

Avant d’aborder la lagune, deux choses sont à remarquer : la petite cabane verte indiquant que la zone est protégée, mais aussi et surtout l’embouchure.

La cabane verte sur pilotis est occupée par des agents de la brigade des eaux et forêts et aussi un représentant de la mairie de Sindia, la municipalité dont dépend la Somone. La traversée coûte 6500 francs CFA et 2000 francs sont reversés aux structures administratives citées. Une gestion participative qui est effective entre les parties prenantes. Cette inscription blanche sur l’une des façades de la cabane veut tout dire : « Réserve naturelle d’intérêt communautaire de la Somone ».

L’embouchure, quant à elle, est large de quelques mètres et connecte la lagune à l’Océan Atlantique. D’un côté, vous verrez l’hôtel Royal Baobab et de l’autre, de modestes restaurants. Chaque restaurant dispose d’une barque permettant d’y amener des clients. Cette dernière porte toujours le nom du restaurant-propriétaire.

Les oiseaux de la Somone

A chaque fois que notre barque s’approchait d’une zone où il y avait des oiseaux, notre guide ralentissait son moteur pour diminuer le niveau sonore. Nous pensions que c’était le moteur qui avait des problèmes techniques. Que nenni ! Il s’agissait en fait d’une manœuvre pour ne pas déranger les oiseaux ou les faire fuir. Sur la lagune de la Somone, humains et oiseaux se respectent.

Nous avons donc pu admirer diverses espèces d’oiseaux : des milans noirs, des aigrettes, des goélands, des hérons cendrés, des martins pêcheurs et des mouettes. Ils se trouvaient sur l’eau, les bancs de sable ou juchés sur des palétuviers. Et, évidemment, dans les airs.

Palétuviers, mangrove et parc à huîtres
Somone : le parc à huîtres - Photo : Roger Mawulolo

Lagune de la Somone : la culture des huîtres – Photo : Roger Mawulolo

La lagune de la Somone est un écosystème où les palétuviers ont une fonction vitale : en plus de protéger le littoral, les palétuviers sont l’abri d’une faune diversifiée dont font partie les oiseaux. Les palétuviers sont les espèces essentielles de la mangrove de la Somone.

Sur les racines des palétuviers, vivent aussi les huîtres. Ceci a généré une activité génératrice de revenus pour les femmes de la région. Elles viennent des villages environnants pour récolter les huîtres. Elles ravitaillent les restaurants et les hôtels de la Somone. Sur place, dans ce qui est appelé le parc à huîtres, la consommation est possible. La culture des huîtres sort aujourd’hui des racines des palétuviers, tout un mécanisme est mis en place et visible sur l’eau. C’était la deuxième fois que je voyais une culture d’huîtres après celle de la lagune de Thau (près de Sète, dans le sud de la France).

Le baobab sacré de la Somone
Somone : le baobab sacré - Photo : Roger Mawulolo

Somone : le baobab sacré – Photo : Roger Mawulolo

Lorsqu’on vous en parle, vous imaginez certainement autre chose. A sa vue, vous sourirez forcément. Les guides ne vous diront jamais grand-chose sur le baobab sacré avant que vous ne le voyiez. Alors dans votre imagination naissent plusieurs vues. Le sacré étant toujours majestueux.

Le baobab sacré est en fait un baobab nain qui ne fait pas plus d’un mètre soixante. Il a résisté au temps et on lui prête plus de 200 ans de vie. Il est considéré comme sacré car, dans le temps, les villageois venaient y faire des sacrifices pour la paix, les bonnes récoltes et la réalisation de leurs vœux les plus chers. Aussi y sacrifiaient-ils des poulets, moutons et autres. De nos jours, les visiteurs se contentent d’y poser des coquillages sur lesquels ils prononcent leurs vœux. Tout comme le pont sur lequel les amoureux accrochaient des cadenas.

La lagune de la Somone, c’est aussi…

D’autres attractions existent aussi autour de la lagune.

Le TPV (Train à Petite Vitesse) est le surnom donné aux calèches qui servent à faire des promenades autour de la lagune. Vous avez aussi un chantier naval tenu par un Français du nom de Richard. Il fabrique et répare la majorité des bateaux utilisés sur la lagune. Le nom officiel de la compagnie est « Arcandia ». Pour les restaurants, le plus célèbre semble être « Chez Rasta ». Le propriétaire a placé des drapeaux de divers pays sur les toits de ses paillotes. J’ai eu le plaisir de remarquer celui du Togo, mon pays. Ce restaurant est répertorié dans le guide du routard. Vous verrez aussi de jolies maisons construites au bord de l’eau par de riches habitants vivant le plus souvent à Dakar.

Lorsque vous séjournerez sur la petite côte au Sénégal, ne manquez pas d’aller faire un tour sur la lagune de la Somone. Vous ne le regretterez certainement pas.

A bientôt…

Par Roger Mawulolo (facebook) (twitter)

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La bière, le liquide le plus précieux au Cameroun http://mawulolo.mondoblog.org/2018/11/28/biere-liquide-plus-precieux-cameroun/ http://mawulolo.mondoblog.org/2018/11/28/biere-liquide-plus-precieux-cameroun/#comments Wed, 28 Nov 2018 14:25:35 +0000 http://mawulolo.mondoblog.org/?p=2151 Il faudra décerner à mes amis de Douala un trophée qu’on pourrait nommer "le gosier d’or". Ici les augmentations de prix ne dissuadent personne !

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Au Cameroun, vous pouvez couper l’eau du robinet pendant des jours et avoir la paix. Mais si vous interdisez la vente de la bière, juste pour un seul jour, c’est sûr qu’il y aura des émeutes. D’ailleurs, lorsque vous parcourez la plateforme Mondoblog, les billets parlant de la bière nous viennent souvent du Cameroun.

Une pinte de bière - Image libre de Martin Vorel (sur libreshot.com)

Une pinte de bière – Image libre de Martin Vorel (sur libreshot.com)

A Douala, les bars sont aussi nombreux que les églises de réveil, sinon plus. De jour comme de nuit, ils fonctionnent mais leur apogée a lieu surtout les nuits et les week-ends.

La nuit, les sièges et tables des bars débordent sur la chaussée jusqu’au petit matin. Pourtant, ils ont l’obligation de fermer à 22 heures. La police passe régulièrement mais ne les ferme pas. Même pour la bière, les « apacheurs » sont présents. A « Douala-bar », une rue du quartier Akwa jonchée de débits de boisson, la partie dénommée VIP n’est différente de la partie normale que parce qu’elle est à gauche de la chaussée et l’autre à droite. J’ai beau observer les deux parties, je n’ai pu conclure.

L’essentiel est que ça mousse

En Afrique de l’Ouest, les consommateurs de bière sont généralement exigeants sur sa température. Surtout si elle est à boire sur le champ. Les consommateurs ouest-africains préfèrent les bars qui garantissent les bières glacées. Au Cameroun, ce problème n’existe pas. Lorsque je fis remarquer à mon ami Camerounais que la bière que nous venions d’acheter n’était pas à la bonne température, il me répondit « wêêêê gars*, l’essentiel est que ça mousse. »

Au Cameroun donc seule la mousse compte et pas la température. Je comprends alors pourquoi dans ce seul pays, on peut dénombrer plus de dix variétés de bières. Et la consommation est à un niveau élevé.

Je ne vous dis pas comment j’ai souri et même ri lorsque j’ai vu un matin à 6 heures un homme avec une bouteille de Guinness à la main. Je me demandais si c’était sa manière de nettoyer ses dents au réveil.

Vous êtes servis sans verre

Si l’on ne vous prévient pas, vous pouvez rester devant votre bouteille de bière à attendre que la serveuse vous donne un verre. J’en ai fait l’expérience à « Douala-bar ». Tous mes amis avaient déjà commencé par prendre leur boisson à la trompette comme on dit. A un moment, ils ont cru que je voulais encore dire que la température de la bière n’était pas adéquate. Quand ils ont dit « Eh Mollah*, prend ta bière ; elle est quand même glacée », j’ai rétorqué que j’attendais un verre. Ils ont pouffé de rire et m’ont demandé ce qui n’allait pas. Ils m’informèrent alors que ce n’était pas systématique d’avoir un verre dans un bar à Douala pour boire la bière. Et il semble que c’est pareil aux Etats-Unis.

D’ailleurs quand j’ai insisté pour en avoir, le juron que la serveuse a poussé résonne toujours dans mes oreilles. Sacrées Camerounaises !

Les serveuses ont des badges

La passion du mondoblogueur Ecclésiaste Deudjui pour les badges n’est pas fortuite. Beaucoup de personnes dans les rues de Douala en portent et on dirait que chacun veut que les autres sachent où il travaille. Cela ne doit certainement pas plaire aux chômeurs. J’ai été surpris de voir que même les serveuses de bars ordinaires avaient des badges. Souvent dans les pays africains, seuls les serveurs et serveuses de restaurants huppés ont des badges. Et souvent ce ne sont pas les badges avec des cordons au cou mais plutôt épinglés sur la poitrine.

Là dans les bars, j’ai vu les serveuses avec des badges à cordon autour du cou. On ne peut pas ne pas remarquer leur mini, micro ou nano jupes et robes. Pour leur sourire, cela dépend de votre gentillesse mais à la base, leur ton peut vous paraitre agressif. Oui, au Cameroun tout le monde parle fort.

Les multiples rondes de la police

Lorsque vous êtes assis dans un bar populaire de Douala, vous remarquerez certainement qu’en l’espace de deux voire trois heures 3 à 4 voitures de police se seront arrêtées à tour de rôle à la porte.

A chaque fois que la voiture s’arrête, la serveuse ou le gérant du bar s’en approche discrètement et elle repart. Je ne sais pas exactement ce qui se passe lorsque le personnel du bar s’approche ainsi du véhicule de la police. Mais ce qui est sûr, la réglementation qui stipule que les bars ordinaires doivent fermer à 22 heures n’est jamais appliquée. Ce qui fait la joie des buveurs qui peuvent restés scotchés à leur siège et faire défiler plusieurs bouteilles de bière jusqu’au petit matin.

Certainement qu’il faudra décerner à mes amis de Douala un trophée qu’on pourrait nommer « le gosier d’or ». Oui, les quantités astronomiques de bières englouties l’expliquent. Même les augmentations de prix ne dissuadent personne, ni ne réduisent les quantités consommées.

Douala et le Cameroun, un vrai robinet à bière.

A bientôt…

Par Roger Mawulolo (facebook) (twitter)

* »wêêêê gars », « Eh Mollah » : interpellations usuelles au Cameroun ayant le même sens que « Eh l’ami »

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