Indonésie : le chemin de l’île de la mort est pavé de sachets de drogues

L’Indonésie a décidé d’appliquer la peine de mort à tout trafiquant de drogue arrêté sur son territoire. Ce qui a pour effet de donner le tournis aux puissances occidentales ainsi qu’aux organisations qui défendent les droits de l’homme. Rien ne semble pouvoir faire reculer Jakarta.
Dans cette affaire, moi j’ai l’impression que chaque nation s’occupe exclusivement du sort de ses fils. Cet individualisme peut-il être assez fort pour faire plier Jakarta ?

L’Indonésie, comme certains pays de l’Asie du Sud-est, dispose de lois très sévères en matière de répression du trafic de drogue.
L’île Nusa Kambanganlap sert de prison et de camp d’exécution pour les trafiquants de drogue condamnés par la justice indonésienne. Les recours des divers prévenus sont très souvent voué à un échec.

Les raisons de Jakarta

La raison pour cet état est que chaque jour, en moyenne 33 indonésiens meurent à cause des drogues diverses et de leur trafic.

Pour donc protéger ses fils, Jakarta n’hésite pas à employer les grands moyens et ceci quel que soit la nationalité des mules, des dealers et des receleurs.

Si vous êtes malins, allez faire votre trafic ailleurs.

Sauver les trafiquants, une mission impossible ?

Les deux australiens - Photo : rfi.fr

Les deux australiens – Photo : AFP / Jewel Samad

Deux trafiquants de drogue australiens Andrew Chan, 31 ans, et Myuran Sukumaran, 34 ans (du moins reconnus comme tels par les tribunaux indonésiens) n’ont pu être sauvés malgré les plaintes et les tentatives de pressions menées par leur pays au plus haut niveau. Tous les discours et déclarations des autorités australiennes sont tombés dans des oreilles de sourd. L’exécution a été bien réalisée et leurs corps ont été rapatriés en Australie il y a quelques jours. La Philippine Mary Jane Veloso, elle, reste en sursis.

Le Français Serge Atlaoui reste lui aussi dans le couloir de la mort malgré toutes les pressions de l’Élysée. Il a eu un petit répit suite à un recours déposé par son avocat mais les autorités indonésiennes ont rappelé qu’il pourrait être exécuté seul si son recours échouait.

Y a-t-il pour un condamné à mort un bonheur que d’être exécuté seul ou en groupe ?

Les nations occidentales gagneraient à unir leurs efforts pour faire entendre raison à Jakarta plutôt que de faire cavalier seul et chacun pour ses ressortissants.
Leurs efforts couplés à ceux des organismes comme Amnesty International et les Nations Unies pourraient peut-être faire revenir Jakarta à de meilleurs sentiments.

Et l’Afrique dans tout ça

Je le lisais ce matin et cela ne m’a pas étonné qu’il y avait aussi 4 Nigérians parmi les exécutés parmi ceux qui ont déjà été exécutés. Un Ghanéen du nom de Martin Anderson aussi attend, sans grand espoir d’ailleurs, la révision de son procès.
Je n’étais pas non plus très étonné de ne pas avoir entendu de communiqué ou de déclaration des gouvernements nigérian et ghanéen pour demander à l’Indonésie de ne pas attenter à la vie de leurs ressortissants.

De toute façon, 5 unités sur des centaines de millions que font les populations nigériane et ghanéenne combinées, ce ne sont que d’infimes gouttes d’eau dans l’océan. Et mieux encore, la Méditerranée en a engloutit plus que ça pour qu’on s’alarme. N’est-ce pas ?
En plus, ce ne sont que quelques morts de plus au vu de ce que Boko Haram fait déjà comme victimes. Ou bien ?

En Afrique, on dit souvent que l’enfant qui refuse l’éducation de ses parents à la maison c’est la rue qui se chargera de l’éduquer. Et donc nous laissons l’Indonésie les éduquer à notre place.

D’ailleurs pour des pécheurs pareils, qui oserait leur souhaiter une terre légère ?
Que celui qui n’a jamais péché n’ait aucune compassion pour les condamnés à mort et les exécutés.

À propos de l'auteur

Mawulolo

Travaillant dans le domaine des TICs (Ingénieur Informaticien) dans un organisme international africain, il me semble au fil des ans que je deviens accro à l'écriture et à la communication. Que ce soit sous forme d'articles ou de commentaires sur le web, de présentation radio ou de spectacle, je m'y sens de plus en plus comme un poisson dans l'eau. Je suis un africain né sur le continent noir et y vivant. J'aime traiter de politique, de société et aussi de sport. Au delà, la gestion de programme Jeunesse est mon dada. A ce titre, je suis le gestionnaire actuel des projets "Jeunesse" d'une communauté regroupant 35 associations, venant de 24 pays, réparties en Europe, en Afrique, en Amérique latine, dans l'Océan indien et dans le Pacifique

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